Explorer
Écrire
Mes groupes
🇫🇷
U
Retour
Traduit de la nuit
Jean-Joseph Rabearivelo
1935 · Éditions de Mirages
Poèmes (29)
Au bord des ombres qui stagnent
Ce qui se passe sous la terre
Celle qui naquit avant la lumière
Combien de jumeaux sont-ils, les vents ?
Écoute les filles de la pluie
Il est des mains rouillées sans nombre
Il est une eau vive
Il y aura, un jour, un jeune poëte
La peau de la vache noire est tendue
Lames d’eau, verres étincelants
Le vitrier nègre
Lente comme une vache boiteuse
Les ruches secrètes sont alignées
Pour les pauvres dévorés de punaises
Pour quels fruits, pour quelles grappes
Que de fois relayés
Quel rat invisible
Reflux de la lumière océane
Sœurs du silence en la tristesse
Te voilà, debout et nu
Toutes les saisons sont abolies
Tu dors, ma bien-aimée
Tu t’es construit une tour sous le vent
Tu te leurres
Tu viens de relire Virgile
Un oiseau sans couleur et sans nom
Une étoile pourpre
Vaines, toutes ces anticipations
Voici celle dont les yeux sont des prismes de sommeil