
Mary Sidney
1561 — 1621
Angleterre
Fille d'Henry Sidney, gouverneur d'Irlande, et de Mary Dudley, dame d'honneur d'Élisabeth Iʳᵉ, elle reçoit une éducation humaniste exceptionnelle — classiques, français, italien, hébreu, musique. Mariée à quinze ans à Henry Herbert, comte de Pembroke, elle fait de Wilton House un foyer littéraire fréquenté par Spenser, Drayton, Daniel, Donne. À la mort de son frère Philip Sidney en 1586, elle entreprend de publier ses œuvres — l'Arcadia, l'Apologie de la poésie — et achève sa traduction des Psaumes : il en avait versifié 43, elle compose les 44 à 150 dans une variété éblouissante de formes métriques. Le « Sidney-Pembroke Psalter » fonde un courant de poésie religieuse qui irrigue Donne, Herbert, Vaughan, Milton. Elle traduit aussi Pétrarque, Mornay et Garnier — son Antonius (1592) est la première tragédie française adaptée en anglais. Tenant un laboratoire de chimie à Wilton, elle meurt à Londres en 1621.