
Luis Lloréns Torres
1876 — 1944
PR
Fils d'un planteur de café de Juana Díaz, il part étudier en Espagne — Barcelone d'abord, puis Grenade après un transfert mouvementé lié à une relation avec la fille d'un professeur, Carmen Rivero, qu'il épousera. Il rentre à Puerto Rico en 1901 avec un doctorat en philosophie et lettres, au moment précis où l'île passe sous souveraineté américaine. Llorens Torres débute en moderniste et défend l'indépendance de l'île à la Chambre des délégués ; en 1913, il fonde la Revista de las Antillas, principal organe du modernisme portoricain. Ses Sonetos sinfónicos (1914) introduisent le vers libre et exposent deux théories esthétiques personnelles : le pancalisme (« tout est beau ») et le panedisme (« tout en vers »). Ses lectures publiques de poésie étaient très suivies — il lui arrivait même de plaider en vers. Couronné poète national en 1933, il meurt en 1944 à New York où il avait dû aller se faire soigner, la Seconde Guerre mondiale rendant le voyage de retour difficile.