
Charles van Lerberghe
1861 — 1907
Belgique
Orphelin très tôt, élevé par un oncle, il fait ses études secondaires au collège Sainte-Barbe de Gand, où il se lie à Maurice Maeterlinck et Grégoire Le Roy : trio qui deviendra le noyau du symbolisme belge. Étudiant en philosophie à Bruxelles, il publie ses premiers vers dans La Jeune Belgique. Sa pièce Les Flaireurs (1889), parabole de la mort qui rôde autour d'un foyer humble, est saluée par Mallarmé comme préfigurant Maeterlinck. Suit Entrevisions (1898), recueil délicat de pièces brèves, et surtout La Chanson d'Ève (1904), poème en cinq parties qui retrace dans un Éden à hauteur de femme l'éveil au monde, à l'amour, à la mort — son chef-d'œuvre. Une cécité progressive et une santé fragile l'accablent. Il publie encore Pan (1906), comédie satirique. Frappé d'une attaque cérébrale, paralysé, il meurt à Bruxelles en 1907 à quarante-six ans, soigné par sa fiancée et son ami Albert Mockel.