
Carolina Coronado
1820 — 1911
Espagne
Issue d'une famille progressiste persécutée pour ses idées libérales, Carolina Coronado naît en 1820 à Almendralejo, en Estrémadure, et reçoit l'éducation traditionnelle des filles — couture, ménage. Elle apprend seule le français et l'italien, lit Tasso et Pétrarque, et écrit ses premiers vers à neuf ans. La publication d'A la palma en 1839 la fait connaître ; Poesías, préfacé en 1843 par Hartzenbusch, la consacre. Sujette à des crises de catalepsie qui la laissent plusieurs fois pour morte, elle nourrit son œuvre d'un romantisme exalté — El amor de los amores, La rosa blanca, Tú eres el miedo. Mariée en 1852 à Horacio Perry, secrétaire de l'ambassade des États-Unis, elle ouvre à Madrid un salon-refuge pour les libéraux persécutés et siège à la Société abolitionniste avec Concepción Arenal. Elle anime aussi la Hermandad lírica, réseau de sororité poétique. Veuve en 1891, elle refuse longtemps d'inhumer son mari et finit ses jours à Lisbonne en 1911.