
Brígida Agüero
1837 — 1866
Cuba
Fille du poète Francisco Agüero Duque y Estrada, elle grandit dans une famille camagüéyane où le goût des lettres se transmettait de génération en génération. A Camagüey, Cuba, elle reçoit d'abord l'éducation de ses parents sur leur domaine, avant que la famille ne s'installe en ville — chassée par les persécutions que les idées libérales de son père lui valaient sous le régime espagnol. À dix-sept ans, elle intègre les cours de littérature de la Société philharmonique de Camagüey, où ses progrès sont si rapides qu'elle en devient membre du corps enseignant. Dans les salons de l'institution, elle déclame ses propres poèmes, accueillis par des applaudissements nourris. Son œuvre — Ecos del alma, Inspiración, Lo Bello, une ode à Gertrudis Gómez de Avellaneda — déploie une sensibilité lyrique teintée de douce mélancolie. Elle meurt en 1865, à vingt-huit ans, d'une fièvre typhoïde. Son dernier poème, un sonnet intitulé Resignación, fut écrit sur son lit de mort.