
Alfred Abousleiman
1912 — 1935
Liban
Né au Liban en 1912 dans une famille francophone, il appartient à la génération du Liban d'expression française qui se déploie autour de Michel Chiha, Hector Klat et Charles Corm dans les années 1930. Une maladie incurable l'emporte à vingt-trois ans, en 1935. Il laisse un seul recueil, rassemblé après sa mort par ses proches et préfacé par Chiha et Klat : Cendres chaudes paraît à titre posthume en 1945, dix ans après sa disparition. Le livre raconte une lutte vécue dans la chair — anxiété, angoisse, mort tenue à portée de main — où l'écriture devient l'issue, le moyen d'« échapper aux miasmes morbides » selon le mot de ses commentateurs. Son style imagé, sa sincérité, l'omniprésence d'une douleur traversée d'amour valent au recueil d'être tenu pour l'un des moments forts de la francophonie libanaise de l'entre-deux-guerres.