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Rubén Darío

Rubén Darío

1867 — 1916

Nicaragua

Tout commence au Nicaragua, à Metapa — village qui porte aujourd'hui son nom. Félix Rubén García Sarmiento (1867-1916) emprunte son pseudonyme à sa famille paternelle, connue dans la région sous le nom des « Daríos ». Lecteur précoce, journaliste à quatorze ans, il publie ses premiers vers dans la presse nicaraguayenne avant de s'embarquer pour le Salvador, puis le Chili. C'est à Valparaíso que paraît Azul (1888), recueil qui ouvre le modernisme hispano-américain. Correspondant de La Nación à Buenos Aires, il y publie Prosas profanas (1896), qui consacre le mouvement. Sa grande affaire est technique : adapter à la métrique castillane l'alexandrin et les rythmes des poètes français du XIXe siècle, qu'il lit avec ferveur. Diplomate du Nicaragua à Paris puis Madrid, il voyage sans relâche entre l'Europe et les Amériques. Cantos de vida y esperanza (1905), édité par Juan Ramón Jiménez, marque un tournant plus grave. Il meurt à León, à quarante-neuf ans.