
Rose Harel
1826 — 1885
France
Née à Bellou dans l'Orne d'un père inconnu, élevée dans la pauvreté, elle est d'abord fileuse, puis tisserande à Vimoutiers, enfin servante à Pont-l'Évêque et Lisieux. Elle apprend à lire presque seule vers treize ans en découvrant dans un grenier le Télémaque de Fénelon ; une amie lui donne plus tard des leçons d'écriture le soir. À trente ans, recueillie par Mme de Besneray qui lui consacrera un livre, elle étudie l'histoire, l'antiquité, la littérature et la philosophie. Le poète Adolphe Bordes l'encourage et la publie. L'alouette aux blés (1863) puis un second recueil paraissent par souscription. Ses vers, simples et sincères, disent la foi, la nature et la condition rurale — une poésie du quotidien rare, faite par celle qui balayait. Elle meurt à Lisieux d'une maladie de poitrine contractée dans les ateliers de sa jeunesse.