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Ramón López Velarde

Ramón López Velarde

1888 — 1921

Mexico

De Jerez, petite ville du Zacatecas, il gardera toute sa vie une nostalgie tenace — celle d'une enfance catholique, d'un premier amour appelé Fuensanta, d'un monde provincial que la révolution mexicaine et Mexico finiront par engloutir. López Velarde arrive à la capitale en 1914 et y mourra en 1921, à trente-trois ans, d'une bronchopneumonie compliquée par la syphilis. Entre ces deux dates, une œuvre brève et dense : La sangre devota (1916), puis Zozobra (1919), son livre le plus accompli, où l'ironie domine, les métaphores inattendues se multiplient et le vocabulaire antipoétique fait irruption dans le vers. Octavio Paz y verra un proche de Baudelaire et de Jules Laforgue. Son poème le plus célèbre, La suave patria (1921), lui vaut d'être consacré poète national — une récupération officielle qu'il n'aura pas le temps de voir. Catholique militant, moderniste tardif, il occupe une place charnière entre le modernisme et les avant-gardes hispanophones.