
Anne Osmont
1872 — 1953
France
Élevée à Paris dans une famille bourgeoise, lectrice précoce des littératures anglaise et allemande, elle commence à publier des poèmes vers vingt ans dans des revues symbolistes mineures. Ses recueils — Le Chemin par-dessus les monts (1900), Les Reflets de l'Inde, Le Chant de la mer, Les Pays muets — explorent une veine méditative et orientalisante, marquée par ses lectures de Maeterlinck et par son intérêt précoce pour la théosophie, à laquelle elle consacre plusieurs essais : Le Mouvement symboliste, La Tradition occulte dans les écoles philosophiques et religieuses, La Musique, sa loi, son évolution. Pianiste accomplie, elle anime un cercle restreint de lecteurs et de musiciens à Paris, sans jamais chercher la notoriété mondaine. Elle se convertit à la foi catholique romaine vers la fin de sa vie. Restée célibataire, elle meurt à Paris en 1953, à plus de quatre-vingts ans, presque oubliée des cercles littéraires.