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Miguel Hernández

Miguel Hernández

1910 — 1942

España

Visage majeur de la génération de 36, incarne la passion et la tragédie de l'Espagne du XXe siècle. Autodidacte d'origine modeste, cet ancien berger d'Orihuela a révolutionné la littérature par sa force tellurique et son engagement viscéral. Son œuvre voyage d'un gongorisme raffiné dans Perito en lunas vers une poésie plus humaine et révoltée. Avec El rayo que no cesa, il signe l'un des plus beaux recueils d'amour de la langue espagnole. Durant la Guerre Civile, il devient la « voix du peuple », récitant ses vers sur le front pour encourager les soldats républicains. Capturé à la fin du conflit, il meurt tragiquement de la tuberculose dans les geôles franquistes à seulement 31 ans. Il laisse derrière lui des textes poignants comme les Nanas de la cebolla (Berceuses de l'oignon), écrits en prison pour son fils qui ne mangeait que du pain et des oignons. Son héritage est celui d'un lyrisme pur, où le sang, la terre et la liberté s'entrelacent pour l'éternité.