
Max Elskamp
1862 — 1931
Bélgica
Fils d'un industriel anversois aisé qui fournit l'armée belge, formé sans contrainte par sa fortune familiale, il publie en 1892 Dominical, son premier recueil, dans une langue volontairement simple, presque enfantine, marquée par la dévotion populaire flamande et l'imagerie des cantiques. Suivent Salutations dont d'angéliques, En symbole vers l'apostolat, La Louange de la vie. Sa poésie cultive la litanie, l'image médiévale, la prière naïve, l'attention aux humbles métiers — au point que Verhaeren, son ami, parle de "lai franciscain". Frappé d'une crise intérieure qu'il ne s'expliquera jamais lui-même, il cesse complètement d'écrire en 1898 et se replie chez lui à Anvers pendant quinze ans, où il fabrique des boussoles et étudie le folklore flamand. Il publie en 1923 Sous les tentes de l'Exode, longue plainte sur la guerre, et continue jusqu'à sa mort en 1931. Une œuvre courte, étrange, restée à l'écart.