
Léon Dierx
1838 — 1912
Francia
Réunionnais de Saint-Denis, Léon Dierx (1838-1912) grandit dans la villa familiale avant de gagner Paris en 1860 pour ses études. Il publie son premier recueil, Aspirations, encore marqué par Hugo et Musset, abandonne l'École Centrale et rejoint en 1864 le cercle parnassien autour de Catulle Mendès, aux côtés de Heredia, Sully Prudhomme et Villiers de L'Isle-Adam. Son recueil Les Lèvres closes (1867) reste sa réussite la plus reconnue : une poésie travaillée, mélancolique, attentive au paysage, où l'enfance réunionnaise affleure (Les Filaos). Un revers de fortune l'oblige à devenir employé de bureau, puis fonctionnaire au Ministère de l'instruction publique, poste obtenu grâce à Maupassant. Il cesse pratiquement d'écrire après 1879, mais reste très estimé de ses pairs : à la mort de Mallarmé en 1898, ils le désignent "prince des poètes". Devenu aveugle à la fin de sa vie, il meurt à Paris en 1912.