
Fanny de Beauharnais
1737 — 1813
Francia
Mariée à quinze ans en 1753 au comte Claude de Beauharnais — l'oncle de la future impératrice Joséphine —, elle obtient une séparation neuf ans plus tard et se consacre dès lors aux lettres. Sa première publication paraît en 1772 ; suivent les Mélanges de poésies fugitives (1776), Lettres de Stéphanie (1778), la comédie La Fausse Inconstance (1787), L'Île de la Félicité (1801). À son salon de la rue de Tournon passent Mercier, Dorat — qui devient son amant —, Olympe de Gouges, Cazotte, Restif de La Bretonne, et le chevalier de Cubières, qui partagera sa vie jusqu'à la fin. Voltaire et Frédéric le Grand correspondent avec elle. Ironie, légèreté, défense des femmes contre les préjugés misogynes : son Épître aux femmes et plusieurs proses mènent un combat pour la légitimité d'un style dit « fugitif » et d'une voix féminine. Membre des académies de Lyon, des Arcades et de Toulouse, elle traverse la Révolution entre exil italien, retraite poitevine et retour parisien. Elle meurt en 1813.