
Anne de Marquets
1533 — 1588
Francia
Issue de la noblesse normande, elle entre adolescente au prieuré dominicain royal de Poissy, l'un des grands monastères féminins savants du royaume, où elle vivra le reste de sa vie. Elle y apprend le latin, lit les Pères de l'Église, traduit en français les Hymnes spirituels de l'humaniste italien Marc-Antoine Flaminio, traduction publiée en 1568. Ses Sonnets spirituels, recueil de quatre cent quatre-vingts sonnets composés sur les fêtes de l'année liturgique, paraissent en 1605, plus de quinze ans après sa mort, par les soins d'une consœur. Elle écrit aussi en latin et participe au colloque de Poissy de 1561, où catholiques et protestants tentent une dernière conciliation. Elle y compose des distiques en l'honneur des cardinaux et des théologiens présents. Une œuvre dévotionnelle de longue haleine, pratiquement contemporaine de la Pléiade mais d'un autre univers.