
Amable Tastu
1798 — 1885
Francia
Élevée dans une famille modeste de Metz, mariée jeune à un imprimeur lettré, elle commence à publier des vers dans des revues vers vingt ans. Ses Poésies (1826) sont saluées par la critique romantique : sensibilité tempérée, langue claire, sujets tirés de la vie domestique, du paysage, de la mémoire. Elle écrit aussi des contes, des manuels d'éducation pour la jeunesse, un livre de prose, Lettres à un voyageur (1834), inspiré d'un séjour en Suisse. La faillite de la fonderie de caractères dirigée par son mari les laisse ruinés à la fin des années 1830, et elle vit ensuite presque uniquement de sa plume — traductions, ouvrages pédagogiques pour Hetzel, contributions aux revues — pour faire vivre la famille. Elle obtient une pension de l'Académie française en 1843. Veuve en 1849, elle vivra encore plus de trente ans à Paris, en grande sobriété, lue mais effacée.