Paul Éluard

Du dehors

Poésie et vérité 1942

La nuit le froid la solitude

On m’enferma soigneusement

Mais les branches cherchaient leur voie dans la prison

Autour de moi l’herbe trouva le ciel

On verrouilla le ciel

Ma prison s’écroula

Le froid vivant le froid brûlant m’eut bien en main.