Paul Éluard

Vivante à n’en plus finir

Vivante à n’en plus finir

Ou morte incarnation de la mémoire

De ton existence sans moi.

 

Je me suis brisé sur les rochers de mon corps

Avec un enfant que j’étranglais

Et ses lèvres devenaient froides

En rêve.

D’autres ont les yeux cernés

Gelés impurs et pourrissants

Dans un miroir indifférent

Qui prend les morts pour habituels.