Auguste Lacaussade

Chanson de juin

La rose fraîche et vermeille

Ouvre son cœur à l’abeille ;

La blonde fille du ciel

 

Buvant son âme odorante,

Sur la fleur s’endort mourante,

Ivre d’arôme et de miel.

 

Cette rose, c’est ta bouche.

Oh ! bienheureuse la mouche

Pour qui la fleur doit s’ouvrir !

Qui du miel dont tu me sèvres,

Un jour, pourra sur tes lèvres

Boire l’ivresse et mourir !