Paul Éluard

Dormeur

Premiers Poèmes (1913-1921)

L’ombre du cœur vers le matin,

En hâte,

Au repos.

Rien n’enveloppe en son sommeil

Ce cœur plus gonflé que les vitres.

Ombre, nuit et sommeil.

Un cœur se débarrasse

De tout ce qu’il ignore.