Paul Éluard
Premiers Poèmes (1913-1921)
Ciel écrasé sous l’ombre qui descend,
(Oubli-du-Soleil),
Les morts sans éclat sont moins vite oubliés,
(Ciel-disparu).
Les yeux sont nécessaires.
Moins de ciel que de terre
Mais savoir où poser ses pieds,
(Montagne-à-grimper).
(Oubli-du-soleil)
Les paupières suffisent aux yeux,
(Nuit-disparue)
Et le sommeil connaît son lit.