Alphonse de Lamartine

Milly ou la terre natale

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Le chêne, le rocher, le moulin monotone,

Et le mur au soleil où, dans les jours d’automne,

Je venais sur la pierre, assis près des vieillards,

Suivre le jour qui meurt de mes derniers regards.

Tout est encore debout, tout renaît à sa place ;

De nos pas sur le sable on suit encor la trace ;

Rien ne manque à ces lieux qu’un cœur pour en jouir :

Mais, hélas ! l’heure baisse, et va s’évanouir !

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