Paul Éluard

L’art de la danse

Premiers Poèmes (1913-1921)

Vitres bleues, herbes, la pluie, danseuse,

La danseuse imitait les danseuses,

Images plusieurs fois découpées.

Le caoutchouc tendu, le parapluie ouvert

Les pieds mouillés, les cheveux frisés,

Elle est partout,

Elle voyage pour ne plus voyager,

Elle danse de tous les côtés,

Dans les mains de l’aveugle.

Dans le miroir-gigogne,

AU-CŒUR - AU-CŒUR

Et dans la terre de sa danse

Magie-Magie-Magie.