Marie Lo Pinto

Fugues

Fugues

Que les mots sont étroits !

 

 

Ce qu’il y a de bien avec la perte, c’est que personne ne

peut vous la prendre.

 

 

Déjà 16 heures, à part écrire, rien.

 

 

Surprise de découvrir dans le dictionnaire hébreu que père

et douleur ont la même racine.

 

 

La métempsychose, oui mais à cheval alors !

 

 

Pas Rossinante, s’il vous plaît.

 

 

Mon ombre de profil a un plus petit nez que moi.

 

 

Jamais, c’est où ?

 

 

Si on fixe longtemps l’horizon, on dirait qu’il avance.

 

 

Quelle heure peut-il bien être ?

 

 

Cette nuit, rêve terrifiant de pur-sang blanc aux yeux

bleus qui me dit sous la neige : « Y a rien ».

 

 

Mon corps traversé de mots n’est pas le tien.

 

 

Stores ou jalousies ?

 

 

Demain, je change de place les immortelles.

 

 

Faire un point comme par hasard...

 

 

Se voir de dos ?

 

 

J’ai un faible pour l’aléatoire, il tombe souvent très bien.

 

 

Tout ce que je peux dire au fond n’a aucune importance.

 

 

Il est rare que le corps résonne sans raison. Dommage.

 

 

Qu’on m’apporte un verre d’eau !

 

 

Couic le père et couac l’objet, tout un poème...

 

 

Aujourd’hui, réveil de brume, envie de faire des îles

flottantes.

 

 

Demain je tombe le masque.

 

 

Un point est un lieu où l’on peut se rendre en douceur.

 

 

Pas toujours évident de trouver la bonne adresse.

 

 

C’est pas ça. C’est pas ça. C’est pas ça.

 

 

Entre chien et loup, c’est toujours bâtard.

 

 

Ne plus se reconnaître dans le miroir, je ne m’y ferai

jamais.

 

 

Taïaut Taïaut, la beste arrive !

 

 

Certains sujets ne s’évoquent qu’à deux.

 

 

J’ai lu que l’âme procède à des voyages dans le corps.

Fichtre !

 

 

Repousser la fin pour qu’ainsi, comme un symptôme,

ça ne cesse de s’écrire...

 

 

La vie est un souffle plus ou moins silencieux...

 

 

Du contenu, du contenu ! Oui mais en laisse alors.

 

 

Tu dis vouloir traverser Samarie ?

J’hésite.

 

 

Le trou dans le lavabo a l’air en colère aujourd’hui.

 

 

Tout foutre en l’air !

 

 

Je l’avoue : mon corps en sait un bout.

 

 

Mais que dis-je...

 

 

Tenir sa langue comme on tient le cap.

 

 

Comment on sait quand c’est la fin ?

 

 

Dans la ventriloquie, c’est qui qui parle ?

 

 

Un départ subit, voilà qui est chromatique !

 

 

C’est pas bientôt fini ?

 

 

La racine spir veut aussi dire souffle.

 

 

Comment dire est ma question silencieuse mais j’écris

licencieuse, alors bon...

 

 

Qu’on arrête ça tout de suite !

 

 

Quant à la forme, je ne crois pas avoir mon mot à dire.

Comme vous, je fais avec.

 

 

Et maintenant, qui suis-je ?

 

 

Peut-être qu’après la fin, il se cache encore quelque chose...

 

 

Qu’on dise reste oublié derrière... est une phrase de Jacques,

mais il manque ce qui se dit dans ce qu’on n’entend pas.

 

 

Faire bonne figure jusqu’à la fin !

 

 

J’ai oublié de dire est le titre d’une chanson.

 

 

Qu’y a-t-il à frire aujourd’hui ?

 

 

L’infini, ça dure trop longtemps.

 

 

Rêve d’effacement progressif, à part une pomme, rien.

 

 

Une pomme qui tombe dans un trou.

 

 

 

Signé

 

Rima

 

L’eau Peinte O.