Fanny de Beauharnais
Mon sexe parfois est injuste :
Mais j’absous ce sexe charmant ;
Il fut ainsi du temps d’Auguste,
C’est tenir à son sentiment.
Je voudrois le fléchir, sans doute ;
Pour des titres, j’en ai plus d’un ;
Mes traits n’ont rien que de commun ;
Je me tais, et même j’écoute…
N’importe, il me faut renoncer
À l’espoir flatteur de lui plaire ;
Auprès de lui j’aurois beau faire.
Tout en moi paroît l’offenser,
Et mes juges, dans leur colère,
M’ôtent jusqu’au droit de penser.