Victoire Babois

Aux charmes que sur toi nature a su répandre

Aux charmes que sur toi nature a su répandre

Quand le sort ajouta les trésors de Plutus,

Sans doute par méprise il dotait les vertus ;

Mais sa faveur volage il vient de la reprendre,

Et tu crois qu'il t'abaisse ? Ah ! Respecte ton cœur,

Et sépare du moins la honte du malheur.

 

A son gré, j'en conviens, la Fortune humilie

L'insolent qui fut vain dans la prospérité ;

Mais celui qu'on a vu riche avec modestie,

Doit être pauvre avec fierté.