Alphonse de Lamartine

Ischia

Nouvelles Méditations Poétiques

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La beauté, dans le songe où son âme s’égare,

Soulève un œil d’azur qui réfléchit les cieux,

Et ses doigts au hasard errant sur sa guitare

Jettent aux vents du soir des sons mystérieux :

 

" Viens : l’amoureux silence occupe au loin l’espace ;

" Viens du soir près de moi respirer la fraîcheur !

" C’est l’heure ; à peine au loin la voile qui s’efface

" Blanchit, en ramenant le paisible pêcheur.

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