Grégoire Le Roy

La chanson d'un soir

A travers le passé mon âme se promène...

Ces chemins, je les ai parcourus bien souvent,

Pourtant je n'y sentis jamais auparavant

La désolation qui maintenant y traîne...

 

C'est comme si depuis cette époque lointaine

Ils étaient délaissés ! Oh ! quel air décevant

De septembre éternel, dont le froid et le vent

Fâneraient à jamais les fleurs sous leur haleine !

 

Là, jadis, de gais voeux après un temps lointain

Qui, dans ces jours, venu, me laisse, hélas ! certain

Qu'attendre était meilleur... Ô froid ! ô monotone

 

Retour aux printemps morts ! Mon âme est tout en pleurs ;

Comme un qui sortirait de sa tombe, en automne,

Tristement étonné de ne plus voir de fleurs...