Paul Éluard

Les représentants tout puissants du désir

Les représentants tout puissants du désir

Des yeux graves nouveau-nés

Pour supprimer la lumière

L’arc de tes seins tendu par un aveugle

Qui se souvient de tes mains

Ta faible chevelure

Est dans le fleuve ignorant de ta tête

Caresses au fil de la peau

Et ta bouche qui se tait

Peut prouver l’impossible.