Alfred De Musset

A la Pologne

Jusqu’au jour, ô Pologne ! où tu nous montreras

Quelque désastre affreux, comme ceux de la Grèce,

Quelque Missolonghi d’une nouvelle espèce,

Quoi que tu puisses faire, on ne te croira pas.

Battez-vous et mourez, braves gens. — L’heure arrive.

Battez-vous ; la pitié de l’Europe est tardive ;

Il lui faut des levains qui ne soient point usés.

Battez-vous et mourez, car nous sommes blasés !