Auguste Barbier

Divine Juliette au cercueil étendue

Alors, être plaintif, ne pouvant marcher seul,

Et tout embarrassé des longs plis du linceul,

Tu chercheras dans l’ombre une épaule adorée,

Et les deux pieds sortis de la tombe sacrée,

Tu voudras un soutien pour faire quelques pas ;

Alors à l’étranger, oh ! ne tends point les bras,

Car ce qui n’est pas toi, ni la Grèce ta mère,

Ce qui ne parle point ton langage sur terre,

Et tout ce qui vit loin de ton ciel enchanteur,

Tout le reste est barbare, et marqué de laideur.