Adolphe Hardy

Intérieur

J’aime, aux hameaux perdus de ma terre ardennaise,

Les bons logis pleins d’ombre où l’on gîte à son aise ;

L’alcôve où, soutenant les ais du plafond bas,

Saille en angle une poutre, ainsi qu’un très vieux bras ;

L’horloge au tic-tac lent et dont la sonnerie

Fait trembler le cadran de faïence fleurie ;

Les petits plats d’étain rangés sur le dressoir ;

La cheminée, avec sa Vierge et son miroir ;

Et, couché devant l’âtre où flambe un feu de souches,

Le chien-loup qui vous lorgne en clignant ses yeux louches.