François Fertiault

Mon étoile d’or - Cri de deuil

Adieu l’horizon gai comme un sourire

Que l’espoir dorait pour un fils aimé !

Horizon trop beau, qui t’a pu maudire ?…

À peine entrevu, te voilà fermé !

Devant mes pas s’ouvre un désert immense ;

Dans la froide nuit mon esprit s’endort ;

Je sens dans mon cœur que ma mort commence.

Mon ciel a perdu son étoile d’or !

 

 

Morne et l’œil baissé, courbant mon front blême,

Je vois la douleur combler ma maison,

Et, sans nul repos, j’attise en moi-même

Un penser qui brûle ainsi qu’un tison.

Quelle voix intime, hélas ! pourrait dire

Mon triste poëme aux hymnes de mort ?

Larmes de mon cœur, vous pourriez l’écrire…

Mon ciel a perdu son étoile d’or !