Maurice Rollinat

La sieste

En regardant sauter les geais

Sur les hautes branches d’un chêne,

Délivré du spleen qui m’enchaîne,

Béatement je m’allongeais.

 

Oh ! comme alors je me plongeais

Dans la quiétude sereine,

En regardant sauter les geais

Sur les hautes branches d’un chêne !

 

Et, sans traiter un des sujets

Dont j’avais la cervelle pleine,

J’attendais que la nuit d’ébène

Eût effacé tous les objets,

En regardant sauter les geais.