Nina de Callias

Préférence

Feuillets Parisiens

Dans les salons corrects, joyeux comme la pluie

Dans le dos, malgré moi, (j’en rougis) je m’ennuie.

Sur le marbre, le cliquetis des dominos

Me plait mieux que le son mollasse des pianos

Jouant Indiana, sans souci des mesures,

Pour que dansent en rond les demoiselles mures.

Je préfère au goût fade et sucré de l’orgeat

L’absinthe aigue-marine, et le bitter grenat,

Et le garçon frisé qui dit : « Servez terrasse ! »

Au conducteur de cotillon tout plein de grâce.