Alfred Abousleiman

Yeux clairs

Cendres chaudes

Yeux clairs, cheveux dorés, et tout cela qui pleure

Et ment, et qui voudrait être sincère et ment

Et pleure. Si naïf, naïf étrangement.

Son pas qui te poursuit te fuira tout à l'heure.

 

Audacieux et fol ? Cependant tu l'apeures.

Veux-tu pas l'embrasser ? Il dit des mots charmants.

Puis il se tait, et puis sourit. Puis brusquement

Son cœur s'affole alors que ton regard l'effleure.

 

Il est heureux. Mais son bonheur est un martyre,

N'osant plus regardant, ne sachant plus rien dire,

Qu'est-ce que donc qui l'étreint quand il est près de toi ?

 

Ne t'en va pas. Ne vois-tu pas comme il s'afflige ?

Son âme s'est dissoute en son corps qui se fige.

Oh ! reste, reste ! Il t'aime tant, ce maladroit.