François Coppée
C’est vrai, j’aime Paris d’une amitié malsaine ;
J’ai partout le regret des vieux bords de la Seine
Devant la vaste mer, devant les pics neigeux,
Je rêve d’un faubourg plein d’enfance et de jeux ;
D’un coteau tout pelé d’où ma Muse s’applique
A noter les tons fins d’un ciel mélancolique ;
D’un bout de Bièvre, avec quelques champs oubliés,
Où l’on tend une corde aux troncs des peupliers,
Pour y faire sécher la toile et la flanelle ;
Ou d’un coin pour pêcher dans l’île de Grenelle.