Iwan Gilkin

Jouvence

« Peux-tu rassasier mon âme inassouvie ?

« Peux-tu rendre la flamme aux cendres de mon cœur ?

« Ô toi, mon dernier rêve et ma suprême ardeur,

« J’ai suspendu ma vie au charme de ta vie.

 

« Envolez-vous, baisers de sa bouche ravie !

« Élancez-vous, rayons de son regard vainqueur !

« Que ton doux règne arrive, ô prince du bonheur !

« La joie est ton esclave et la beauté t’envie ! »

 

Ainsi parle Psyché, qui retrouve au détour

Des chemins douloureux l’adolescent Amour

Assis en souriant sur le bord d’un abîme.

 

Ah ! goûter dans tes bras l’espérance et la foi !

Ah ! voir dans ma nuit naître une aurore sublime,

Ah ! sentir sur mon cœur battre un cœur plein de moi !