Paul Éluard

Joan Miro

Capitale de la douleur

Soleil de proie prisonnier de ma tête,

Enlève la colline, enlève la forêt.

Le ciel est plus beau que jamais.

Les libellules des raisins

Lui donnent des formes précises

Que je dissipe d'un geste.

 

Nuages du premier jour,

Nuages insensibles et que rien n'autorise,

Leurs graines brûlent

Dans les feux de paille de mes regards.

 

À la fin, pour se couvrir d'une aube

Il faudra que le ciel soit aussi pur que la nuit.