Auguste Brizeux

Hymne

Marie

I

 

Des autels renversés par la fureur civile

Nous bâtirons un temple au milieu de la ville,

Et, de nos pleurs purifié,

Nous le consacrerons, ce temple, à la pitié.

 

II

 

De toutes les vertus vous êtes la plus douce,

Tendre et chère pitié ! Mais chacun vous repousse ;

Les hommes ferment à la fois

Les yeux à vos beautés, l’oreille à votre voix.

 

III

 

Sur la place publique, afin qu’on le contemple,

A la douce pitié nous bâtirons un temple ;

Et pour dire son divin chant,

Tous entreront, hormis le lâche et le méchant.