Maurice Rollinat

La petite gardeuse d'oie

Ma petite gardeuse d’oies,

Par les prés et les chemins creux,

Tu redis ton branle amoureux

Aux buissons verts que tu coudoies.

 

Tu vas éparpillant tes joies

Sur l’herbe et les talus pierreux,

Ma petite gardeuse d’oies,

Par les prés et les chemins creux ;

 

Et sans penser qu’un jour leurs foies

Feront des pâtés savoureux,

Tu suis tes gros jars bienheureux,

Car jamais tu ne les rudoies,

Ma petite gardeuse d’oies.