Paul Éluard

Le tranquille fléau

Le tranquille fléau doublé de plaintes

Tourbillonne sur des nuques gelées

Autant de fleurs à patins

De baisers de buée

Pour ce jet d’eau que les fièvres

Couronnent du feu des larmes

L’agonie du plus haut désir

Nouez les rires aux douleurs

Nouez les pillards aux vivants

Supplices misérables

Et la chute contre le vertige.