De l'ordre à mettre
Jusqu'à l'autre désordre
Ça tient du saut dans le vide
Depuis le toi
Une pile de tuiles cassées
Accompagne ma chute
Tandis que le sol fait marche arrière
À moins que ce ne soit ma langue
Qui traîne sur le marbre tombeau
De la fin de course inexorable
Je sais des espaces en compression
Vivables à deux sans fenêtre
Alors un plongeon
Le cynisme c'est du sourire
Qui a perdu la foi dans le rire
Je vote pour crever le parachute pendant la débâcle
Histoire d'accélérer les particules
Qui remontent en ligne
Serrées pour ne rien laisser passer
Nous trop gros pour passer entre les mailles
Du filet de pierre
Fabriqué de tout ce que l'on doit taire
Qu'on s'écrase en silence
On en ferait quelque chose
De la bouillasse
Du sang de viande nerveuse
Qui reste compacte
Éclatée n'est pas explosé
C'est à l'ombre qu'il est tombé En bas du toi
Dans un mot moindre
Adieu que c'est
Adieu que ça fait à voix haute
C'est dire la violence du vol plané
Voilà déjà le boucher
Couteaux et tablier
Prêt à découper
La matière inerte
Fraîchement écrasée
Voilà déjà le poète
Crayons et cahier
Prêt à découper
La matière inerte
Salement terminée
Je dois me remettre en ordre
Au moins les jambes
Ramasser mes ailes
Trouver mes bras
Mais déjà
Les vers font viande de tout ici-bas
C'est qu'il ne se passe plus rien à l'ombre
En bas du toi
Il pleure des tuiles
Les tuiles suivent
Un fol oiseau
Mort en bas
À l'ombre
C'était l'amour
Et je le regarde
En attendant le boucher