Anonyme
Les arbres se déshabillent
sans pudeur, sans honte,
sans regarder si on les regarde.
Ils posent leurs feuilles par terre
avec une générosité tranquille.
Jaune. Rouille. Bordeaux.
Un peu de vert encore.
Les arbres ne semblent pas tristes.
Ils semblent soulagés.
Allégés par la pression des feuilles.
En décembre,
Tous les os dehors.
Ils se regarderont
face à face
Nus et rayonnants.