Anonyme

Cartographie des murs

j'ai toujours trouvé cruel les immeubles

 

ou l'architecture en général

 

ils nous voient chaque jour

 

heureux, à genoux, pleurant, gueulant, tombant

 

ils restent là statique

 

alors qu'on les appelle

 

quand on se créer des boucles de fiction

 

au retour, ou à l'avenir

 

« j'étais là » . « c'était ici »

 

parler au banc, au coin de la rue, au parc,

 

aux pierres, aux façades,

 

aux ardoises, aux gouttières

 

et toujours aucune réponse

 

Je dirais au revoir aux arbres.