Rosemonde Gérard

Les coucous

Les Pipeaux

 

Avant que chantent les coucous

Dedans leur retraite paisible,

Le Printemps, d’un doigt invisible,

Dès l’aube plante les coucous.

 

Aux pieds des chênes et des houx,

Toute l’herbe claire il en crible.

Mais c’est un jeu d’enfant terrible :

Les pauvres fleurs sont ses joujoux.

 

Il leur fait faire des quadrilles

Sur l’herbe, aux fleurettes gentilles

Qui se font au vent des saluts.

 

Et, prenant les grêlons pour billes,

Avec elles il joue aux quilles…

Et bientôt il n’en reste plus.