Adolphe Hardy
Derrière le moulin, s’élève, en rampe douce,
Un grand jardin, plein de recoins où l’herbe pousse
Sous les échalas nus et les sauvageons fous.
Ici, parmi les plants d’asperges et de choux,
S’enchevêtrent d’anciens sentiers, larges d’une aune,
Dont l’or des seneçons fleurit le gravier jaune ;
Là, végètent poireaux, potirons rebondis,
Cerfeuils verts, fenouils roux, tomates et radis,
Jusqu’au socle où dans l’ombre, un faune, aux pieds de chèvre,
Sur sa flûte à six trous gonfle, en riant, sa lèvre...