Alphonse de Lamartine
Nouvelles Méditations Poétiques
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Mortel, ouvre ton âme à ces torrents de vie ;
Reçois par tous les sens les charmes de la nuit :
À t’enivrer d’amour son ombre te convie ;
Son astre dans le ciel se lève et te conduit.
Vois-tu ce feu lointain trembler sur la colline ?
Par la main de l’amour c’est un phare allumé ;
Là, comme un lis penché, l’amante qui s’incline
Prête une oreille avide aux pas du bien-aimé.
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