Albert Lozeau

Le tombeau

Pour avoir contemplé trop longtemps vos prunelles,

J'ai contracte l'amer regret d'être absent d'elles,

Et j'ai la nostalgie étrange d'un séjour

Dont mon esprit n'avait pas soupçonné le jour.

Je n'irai pas dormir sous la funèbre pierre :

Depuis toujours, j'ai pour linceul votre paupière !

Je suis couché, parmi d'autres silencieux,

Au noir tombeau d'oubli que m'ont creusé vos yeux..